Je voudrais monter sur la Lune

   

Conte musical, poétique et burlesque de la Compagnie des Gens Debout.

À partir de 6/7 ans.   

  

Sur Terre c’est la guerre, les gens d’ici et les gens là sont séparés par un mur. Le petit garçon du soleil vit ici et sa grand-mère-là. Il rêve d’échapper à ces conflits et de voyager sur la lune où il pourrait vivre en paix. Cependant, est-ce la bonne solution ?
De nombreuses réflexions innocentes et poétiques nous montrent une guerre absurde. Un spectacle interrogeant sur les multiples formes de conflit, de violence.
La pièce est suivie d’une discussion avec les enfants (et les plus grands!) animée par les deux comédiens.

  

Elsa Bodineau, metteur en scène de la Compagnie des Gens Debout nous raconte cette histoire.

   

Pourquoi traiter le thème de la guerre en face d’un jeune public ?

Je travaille sur ces thématiques depuis un certain temps. Traiter du sujet de la guerre au prisme des enfants c’est aussi pour moi revenir à l’essentiel, à travers une forme d’innocence et une poésie. On assiste également aujourd’hui à une banalisation de la violence, y compris dans les jeux d’enfants. Je mets en scène les différentes formes qu’elle peut prendre. La Compagnie des Gens Debout travaille sur ce projet en direction du jeune public car ce sont eux les futurs citoyens de demain. Ce spectacle est une occasion d’évoquer avec eux un sujet grave, qu’ils observent avec naïveté, mais surtout avec beaucoup de justesse.  

  

Comment perçois-tu cette pièce ?

Depuis ses débuts, la Compagnie crée des spectacles qui interrogent sur le monde qui nous entoure, qui « ouvrent des portes » sur des sujets d’actualité. C’est pour moi l’essence même du théâtre. Cette pièce a donc été créée dans cette optique en laissant une place à la réflexion des enfants, en leur donnant  des pistes à travers une matière poétique et également burlesque.  

Le débat qui suit la représentation nous permet d’entendre leurs différentes perceptions de la violence et d’échanger avec eux. Sur la scène, c’est aussi un enfant qui la subit. Il s’identifie facilement, même si ce petit garçon semble vivre loin. Tout simplement parce qu’en France, nous ne sommes pas en guerre.  

  

Quelles questions veux-tu soulever ?

Encore une fois, nous souhaitons que ce soit le spectateur qui s’interroge. Nous lançons des pistes, mais libre à chaque spectateur d’interpréter à sa manière le sujet. L’objectif à travers cette pièce est de poser des questions universelles autour du thème du conflit et de la séparation, à l’échelle d’un pays mais aussi de l’individu.  

Le spectacle interpelle sur les obstacles qu’engendre une guerre. Ils prennent parfois une forme bien visible, comme un mur, une frontière, et sont aussi plus intimes et se manifestent en tiraillements et conflits internes. Sous toutes ces formes, ils deviennent des entraves à la liberté.  

  

D’autres projets à venir pour la compagnie ?

La Compagnie des Gens Debout avec « Je voudrais monter sur la Lune » est programmée, notamment dans le cadre de Bellevue en scène le 18 mai à 15 h à la Maison de quartier de Bellevue (Nantes 44), dans le cadre du Festival l’Ile était une fois le 13 octobre à 14h30 (Nantes, 44) et au TNT à Nantes aux prochaines vacances de La Toussaint.  

La prochaine création, « Triangle », parlera du regard que porte la France sur la Palestine et Israël. Nous sommes accueillis en résidence du 13 au 24 mai au 783 à Nantes, puis à la Fabrique de Nantes du 1er au 14 juillet. 

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